Gwenaël Milliner a passé son enfance à l'Ile de Sein dans le Finistère.
Très tôt, il se passionne pour le dessin mais c'est à l'âge de 17 ans qu'il s'initie à la peinture. 
En quelques mois, il réalise à la gouache des paysages et des scènes de vie qu'il expose à l'Ile de Sein, puis il expérimente l'huile et l'acrylique
Quelques années plus tard, frustré par le résultat, il décide de tout abandonner et se consacre à une autre passion la musique.

En 1999, il monte avec des amis le groupe de pop-rock celtique "Spleen a gan", dont il devient le chanteur parolier.
Après une quarantaine de concerts, un CD et de bons souvenirs, le groupe se sépare en 2002.
Gwenaël souhaite poursuivre l'expérience et réalise une maquette "plus personnelle" de chansons avec l'aide d'Erwan Loussouarn, guitariste accordéoniste du groupe séparé.
Les maisons de disques n'en voulant pas, Gwenaël met fin à l'aventure début 2004. 
2005 sera une année de vide artistique et de remise en question.

En 2006, il se rend à diverses expositions d'artistes locaux connus ou moins connus de la région de Douarnenez. La palette "noir et blanc" de l'un d'eux provoque chez lui l'envie de repeindre. Il reprend alors les pinceaux et se lance dans une série de toiles mettant en scène des hommes décharnés dans des postures où la tension est palpable et dans des environnements angoissants. C'est ainsi qu'il peint "Le rasage" qui sera exposé au Salon de la peinture de Douarnenez en juin 2006.

En juillet 2007, Gwenaël visite l'exposition "Bernard Buffet et la Bretagne" à Quimper. Il y connaîtra un véritable choc pictural. 

Le mois suivant, le sénan participe à un concours de peinture qu'il remporte. "Pont-Croix" est la première toile d'une série où s'invite à nouveau la couleur. 

Peu après, "Deux congres" représentant un marin décharné portant à bout de bras deux longs poissons obtient le Prix "Jean Toth" au Salon de la peinture à Douarnenez en 2008. 

Il produit ensuite une cinquantaine de toiles jusqu'en août 2013. Voici comment Gwenaël Milliner décrivait son travail cette année-là :

"Mon objectif principal est surtout de soulever des interrogations. Je préfère que chacun s'approprie les tableaux, les interprète à sa manière, se forge sa propre opinion. Mon univers est toujours expressif, quelque peu déjanté et je l'espère, poétique. Différents thèmes sont abordés: vie et mort, tradition, humour noir, révolte, inadaptation, religion, érotisme, transgression des tabous. Il y a aussi quelques allusions à des oeuvres célèbres.

J'aime aborder des thèmes sombres. Mais, même si le fond est grave, j'apprécie que la forme soit plus légère, un peu comme un texte noir chanté sur une mélodie enjouée.
Dans tous les cas, il n'y a jamais de désespoir dans ce que je peins.
Je me situe toujours entre humour et déchirure, entre tendresse et cruauté, entre hommage et taquinerie.

La culture bretonne est très présente dans mon travail car j'aime beaucoup la Bretagne.

En effet, j'affectionne notre région car elle possède une identité très forte. Elle évoque chez moi : la passion, l'absence de tièdeur. Si je devais lui donner une couleur, ce serait un rouge vif ou un jaune brûlant.

C'est une région aux traditions bien ancrées, mais c'est aussi un pays ouvert sur la modernité. C'est pourquoi j'aime que dans mes tableaux ait lieu la confrontation du passé et du présent voire du futur. J'adore ce choc coloré !

Sur mes dernières toiles, j'ai voulu peindre des êtres qui, sous leur coiffe, leur costume, leur "uniforme" traditionnel, ont des sentiments, des émotions, des désirs, des angoisses, des comportements humains qui dépassent l'image du folklore.

J'aime travailler sérieusement sans jamais me prendre au sérieux.
N'ayant reçu aucun enseignement artistique, j'avance au feeling, je compte beaucoup sur mon instinct et mon sens de l'observation.
Aujourd'hui, la peinture est devenue mon espace de liberté, mon meilleur moyen d'expression".


 



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